Le 30 octobre 2025, l'Assemblée nationale a adopté par 185 voix contre 184 (scrutin public n° 3260) une proposition de résolution du groupe Rassemblement national visant à dénoncer l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui fixe un régime spécifique de circulation, d'emploi et de séjour pour les ressortissants algériens. Les groupes RN, UDR, Droite républicaine et Horizons ont voté pour ; les groupes de gauche, EPR et Les Démocrates ont voté contre ou se sont abstenus. Adoptée sur le fondement de l'article 34-1 de la Constitution, la résolution n'a pas de valeur contraignante pour le gouvernement. Le même jour, le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est dit favorable à une renégociation de l'accord, et non à son abrogation. Repère : Accord franco-algérien de 1968 · 2023-2026.
8 candidats sur 43 avec une position documentée · étiquette : la dénonciation de l'accord de 1968
Le 29 juin 2026, dans un entretien au Diplomate Média repris par Nouvelle Énergie, David Lisnard a déclaré : « Le cœur du problème est l'accord de 1968, qui place les ressortissants algériens hors de notre droit commun », ajoutant qu’« aucune réforme sérieuse de l'immigration n'est possible sans le dénoncer. »
Le 30 octobre 2025, à l'Assemblée nationale, Marine Le Pen a voté pour la proposition de résolution du RN visant à dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 (scrutin public n° 3260). Le même jour, elle a déclaré : « Nous considérons qu'il n'y a plus rien aujourd'hui qui justifie le maintien de cette convention. »
Le 18 mars 2025, dans La Grande interview Europe 1-CNews, Édouard Philippe s'est prononcé pour la fin des accords de 1968, qui accordent un statut dérogatoire aux ressortissants algériens, selon Europe 1. Il a déclaré : « Notre différend est une tension qu'il faut assumer avec le gouvernement algérien, pas avec le peuple algérien ».
Le 10 janvier 2025, dans une tribune publiée par Le Figaro et rapportée par Europe 1 avec l'AFP, Gabriel Attal a appelé à « dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 ».
Le 27 novembre 2024, lors d'une audition au Sénat, Bruno Retailleau, alors ministre de l'Intérieur, a qualifié l'accord de 1968 de « droit exorbitant et que plus rien ne justifie » et a déclaré : « À titre personnel, je serai favorable à la dénonciation de cet accord ».
Le 7 décembre 2023, Nicolas Dupont-Aignan, alors député non inscrit, a voté pour la proposition de résolution « appelant à la dénonciation, par les autorités françaises, de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 » (scrutin public n° 3183). Le texte n'a pas été adopté (114 voix pour, 151 contre).
Le 20 janvier 2025, sur franceinfo, Dominique de Villepin a critiqué la « surenchère » du gouvernement envers l'Algérie, déclarant : « Ce n'est jamais dans l'escalade et la surenchère qu'on règle les crises ». Au sujet des accords franco-algériens, il a ajouté : « si nous souhaitons rediscuter de ces accords, eh bien parlons-en avec les Algériens. »
Le 30 octobre 2025, à l'Assemblée nationale, François Ruffin a voté contre la proposition de résolution du RN visant à dénoncer l'accord franco-algérien de 1968 (scrutin public n° 3260).