Ancien ministre et sénateur socialiste, fondateur de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon brigue l'Élysée pour la quatrième fois consécutive en 2027.
Affirmation contredite par une vérificationMandat de Volodymyr Zelensky
Affirmation · 22 août 2025
« Vous plaisantez ? Il n'est président de rien. Depuis mai dernier, son mandat est arrivé à terme »
Vérification · Les Surligneurs · 26 août 2025
Verdict « Erroné » : le mandat a bien expiré en mai 2024, mais la Constitution ukrainienne permet au président de rester en fonction tant que la loi martiale empêche la tenue d'élections.
En mars 2022, son programme présidentiel prévoyait de rétablir la police de proximité, supprimée en 2003, afin « d'abattre le mur de la méfiance réciproque entre police et population », et d'intégrer les unités de police municipale à cette police de proximité après formation.
Le 19 décembre 2017, député, il a voté contre le projet de loi relatif à l'orientation et à la réussite des étudiants (loi ORE, créant Parcoursup) en première lecture à l'Assemblée nationale (scrutin n°351), puis a cosigné en février 2018 la saisine du Conseil constitutionnel contre la loi. En mars 2022, candidat, il proposait de supprimer Parcoursup, déclarant : « je ne le remplacerai par rien ».
Le 17 avril 2018, il a voté contre le projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire en première lecture à l'Assemblée nationale (scrutin public n° 477, adopté par 454 voix contre 80), comme l'ensemble du groupe La France insoumise.
Le 8 décembre 2018, lors d'un meeting à Bordeaux, il a estimé qu'une grande partie des revendications des gilets jaunes figurait déjà dans le programme de La France insoumise et s'est dit prêt à être « récupéré » par le mouvement.
Le 10 avril 2019, Jean-Luc Mélenchon, alors député, figurait parmi les signataires de la proposition de loi référendaire visant à affirmer le caractère de service public national d'Aéroports de Paris, qui a lancé le référendum d'initiative partagée contre la privatisation. Il avait voté contre le projet de loi Pacte en première lecture le 9 octobre 2018 (scrutin n° 1209).
Le 30 novembre 2021, Jean-Luc Mélenchon, alors député, a cosigné la proposition de loi LFI n° 4746 « relative à la légalisation de la production, de la vente et de la consommation du cannabis sous le contrôle de l'État ». Son programme présidentiel de 2022 proposait de « légaliser et encadrer par un monopole d'État » la production de cannabis récréatif.
En mars 2022, le programme présidentiel de Jean-Luc Mélenchon prévoyait la déconjugalisation de l'AAH et son alignement sur le SMIC. Député, il avait cosigné en mars 2018 la proposition de loi supprimant la prise en compte des revenus du conjoint (n° 805) et voté le 17 juin 2021 contre l'article 3 de la PPL « justice sociale » dans sa version sans déconjugalisation (scrutin n° 3823).
Droits LGBT+PMA pour toutes et droits LGBT+ · 2021
Pour · la PMA pour toutes
Le 29 juin 2021, Jean-Luc Mélenchon, député des Bouches-du-Rhône, a voté pour le projet de loi relatif à la bioéthique ouvrant la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules, lors de son adoption définitive à l'Assemblée nationale (scrutin n° 3855).
Le 9 mars 2022, il a demandé des explications sur l'envoi présumé d'armes antichars à l'Ukraine et réclamé un débat parlementaire hebdomadaire sur la guerre, critiquant des décisions prises en conseil de défense sans le Parlement.
Le 29 janvier 2021, Jean-Luc Mélenchon, alors député, a voté pour l'ensemble de la proposition de loi visant à renforcer la lutte contre la maltraitance animale en première lecture (scrutin public n° 3343, adoptée par 79 voix contre 2). Au cours du débat, il avait soutenu l'interdiction de la détention de cétacés dans les parcs aquatiques.
En juillet 2026, la synthèse programmatique de La France insoumise publiée par sa campagne reprenait les mesures « Créer une police de proximité », « Supprimer la Brav-M » et la suppression de l'IGPN et de l'IGGN au profit d'une autorité indépendante. En mars 2022, il plaidait déjà pour « le rétablissement de la police de proximité ».
En janvier 2023, il a défilé à Marseille contre la réforme, a estimé que le gouvernement n'avait pas convaincu de sa nécessité et a soutenu la marche parisienne du 21 janvier organisée par des organisations de jeunesse.
ÉnergieLoi d'accélération du nucléaire · 2022-2026
Contre · de nouveaux réacteurs nucléaires
Le 2 décembre 2023, Jean-Luc Mélenchon a qualifié de « stupidité » le projet, soutenu par la France à la COP28, de tripler le nucléaire d'ici 2050. En 2022, son programme visait une sortie du nucléaire à l'horizon 2045.
Après la mort de Nahel M., il n'a pas appelé au calme, selon Europe 1 et l'AFP ; cette position a été critiquée jusque dans la gauche, notamment par Fabien Roussel le 4 juillet 2023.
En mars 2022, candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon proposait d'interdire la chasse le week-end et pendant les vacances scolaires : « Il faut que la chasse ne soit pas possible le week-end et pendant les vacances scolaires ». Son programme prévoyait aussi d'« interdire les pratiques de chasse de loisir cruelles pour les animaux ».
TravailLoi plein emploi (RSA et France Travail) · 2023
Contre · la loi plein emploi
Le 30 juin 2025, une page de La France insoumise publiée sur le site melenchon2027.fr reprochait au programme de Place publique l'absence de « remise en cause de France Travail ou du contrôle punitif des allocataires », estimant que « le dispositif repose sur la contrainte et la stigmatisation ».
Le 19 décembre 2023, après l'adoption définitive de la loi immigration, il a parlé d'une « Écœurante victoire », en faisant valoir que sans les 88 voix du RN le texte n'aurait pas atteint la majorité absolue.
Le 8 février 2025, à la veille du Sommet pour l'action sur l'IA, il a publié une tribune dans Le Figaro accusant Emmanuel Macron de faire de la France une « colonie numérique » et proposant des centres de données publics et une gouvernance internationale de l'IA sous l'égide de l'ONU. Selon FrenchWeb, il y jugeait le projet de régulation européen insuffisant et reprochait à la France d'avoir cherché à en abaisser les garde-fous.
En octobre 2026, Public Sénat a rappelé que le programme de La France insoumise de 2022, en cours d'actualisation pour 2027, prévoit la gratuité des crèches publiques, un service public de la petite enfance avec 500 000 places sur cinq ans et un gel des ouvertures de places dans le privé lucratif.
Le 1er juillet 2019, Jean-Luc Mélenchon, alors député, a cosigné la proposition de loi constitutionnelle n° 2086 visant à inscrire dans la Constitution que « Nul ne peut entraver le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse ».
Le 21 février 2019, Jean-Luc Mélenchon a voté pour la proposition de loi de La France insoumise visant à « protéger la population des dangers de la malbouffe » (scrutin n° 1715, adoptée par 57 voix contre 0). Il a aussi voté pour l'amendement qui rendait obligatoire la mention du Nutri-Score sur les publicités alimentaires (scrutin n° 1714).
Le 16 décembre 2025, sur son blog, il a qualifié le traité UE-Mercosur de « menace pour la santé publique, nos agricultures et nos territoires » et a demandé à Emmanuel Macron de le refuser.
Le 15 juillet 2025, après la présentation du plan d'économies, il a déclaré « Il faut faire partir Bayrou », reprochant au plan de « faire payer le grand nombre pour épargner les très riches ».
Contre · l'interdiction des signes religieux en compétition
Le 19 mars 2025, lors d'un point presse à Brest, Jean-Luc Mélenchon a qualifié de « lamentable » le débat au sein de l'exécutif sur le voile dans le sport et dénoncé une « surenchère raciste ». Il a estimé que la laïcité de l'État « n'est pas en cause dans cette affaire » et qu'il revenait aux fédérations sportives d'en décider.
Le 27 mai 2025, après l'adoption en première lecture du texte sur l'aide à mourir, Jean-Luc Mélenchon a écrit : « En phase avec la majorité qui a adopté la loi fin de vie, je félicite de tout cœur ceux qui l'ont fait adopter. »
Pour · l'encadrement des dépassements d'honoraires
Le 31 octobre 2025, le groupe La France insoumise a déposé l'amendement n° 1786 au projet de budget de la Sécurité sociale pour 2026, qui prévoyait l'interdiction progressive des dépassements d'honoraires à partir du 1er janvier 2027. C'est la ligne de son parti : Jean-Luc Mélenchon, qui n'est pas député, n'en est pas signataire.
InstitutionsProportionnelle aux législatives · 2021-2026
Pour · la proportionnelle aux législatives
Le 23 mars 2021, Jean-Luc Mélenchon, alors député, a déposé avec les députés insoumis la proposition de loi n° 4013 « visant à instaurer la proportionnelle intégrale au scrutin législatif », sur listes départementales avec un seuil de 5 %.
Le 21 juillet 2025, Jean-Luc Mélenchon a qualifié sur son blog la pétition demandant l'abrogation de la loi Duplomb, qui dépassait alors le million de signatures, d'« incroyable bonne nouvelle ».
Moyen-OrientReconnaissance de l'État de Palestine · 2025
Pour · la reconnaissance de l'État de Palestine
En juillet 2025, après l'annonce par Emmanuel Macron de la reconnaissance de l'État de Palestine, il a évoqué « une victoire morale » et a demandé « Pourquoi en septembre et pas maintenant ? ».
Le 28 juillet 2025, au lendemain de l'accord commercial conclu entre Ursula von der Leyen et Donald Trump, il l'a critiqué en estimant que tout avait été cédé à Trump, qui garde le droit de changer les règles du jeu.
Le 21 août 2026, Jean-Luc Mélenchon a qualifié d'« aberrant, ridicule et provocateur » l'ensemble des propositions d'Édouard Philippe pour Mayotte, qui comprenaient la suspension du droit du sol, des demandes d'asile et du regroupement familial.
Le 28 août 2026, aux Rencontres des entrepreneurs français, le député Perceval Gaillard, qui représentait Jean-Luc Mélenchon, a proposé un SMIC à 1 700 euros et un encadrement des prix dans les outre-mer, et a exclu la suppression de l'octroi de mer.
Pour · la reconnaissance de la responsabilité de l'État
Le 2 octobre 2018, Jean-Luc Mélenchon, alors député, était le premier signataire d'une proposition de résolution demandant une commission d'enquête sur le chlordécone, dont l'exposé des motifs évoque un possible « scandale d'État » engageant la responsabilité de l'État. En avril 2022, candidat à la présidentielle, il a dénoncé la perspective d'un non-lieu judiciaire.
Le 17 juin 2026, Jean-Luc Mélenchon s'est engagé, s'il était élu, à organiser rapidement un référendum national sur l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie, après avoir affirmé le 7 juin que l'archipel irait vers l'indépendance sous sa présidence. Son groupe LFI avait voté la motion de rejet du 2 avril 2026 ; il n'est pas député.
En mars 2022, candidat à la présidentielle, Jean-Luc Mélenchon a proposé « la création d'un véritable service public d'accompagnement des élèves en situation de handicap » « avec un nouveau corps de fonctionnaires », ainsi que le recrutement de 15 000 AESH supplémentaires pendant le mandat.
Le 25 mai 2018, lors de l'examen de la loi ELAN, il a cosigné deux amendements rejetés visant à rétablir l'encadrement des loyers de la loi ALUR comme mesure obligatoire en zone tendue et à fixer le loyer de référence entre 80 % et 100 % du loyer médian. Son programme présidentiel de 2022 prévoyait de généraliser l'encadrement des loyers.
Le 11 mars 2021, Jean-Luc Mélenchon, alors député, a cosigné avec le groupe La France insoumise un amendement au projet de loi visant à protéger les jeunes mineurs des crimes sexuels qui proposait de fonder la définition pénale du viol sur l'absence de consentement ; l'amendement a été rejeté.
En mars 2022, son programme présidentiel prévoyait d'interdire l'utilisation du taser et du lanceur de balles de défense (LBD) et d'abroger des « lois sécuritaires inefficaces ».
Le 11 octobre 2026, lors d'un meeting au Zénith de Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon a salué la « très grande maturité politique et syndicale » des lycéens mobilisés et a invité des manifestants sur scène, en disant que son parti n'organisait pas le mouvement et souhaitait qu'il reste pacifique.
Même grille pour chaque candidat. Une position n'est affichée que si elle est datée et sourcée ; celle d'un parti n'est pas attribuée à son candidat. Pour les anciens membres du gouvernement, la fiche distingue la politique menée en fonction des prises de position personnelles.
1986-2000Sénateur de l'Essonne (PS)
2000-2002Ministre délégué à l'Enseignement professionnel
2004-2010Sénateur de l'Essonne
2008-2014Cofondateur et coprésident du Parti de gauche
2009-2017Député européen
2016Fondateur de La France insoumise
2017-2022Député des Bouches-du-Rhône, président du groupe LFI jusqu'en 2021
2012, 2017, 2022Candidat à l'élection présidentielle
Repères biographiques (mandats et fonctions). Naissance : 19 août 1951, Tanger (Maroc). Profession : Professeur de lettres, journaliste.
févr. 2016
Initiative
Il annonce sur TF1 sa candidature à la présidentielle de 2017 sous la bannière « la France insoumise », hors de toute primaire. Le PCF indique ne pas avoir été consulté.
Lors de perquisitions au siège de LFI dans le cadre d'enquêtes préliminaires, il appelle ses soutiens à forcer une porte et bouscule un représentant du parquet. Le Premier ministre, les ministres de l'Intérieur et de la Justice ainsi que des syndicats de police condamnent son attitude.
Lors d'un meeting à Lyon le 26 février, il ironise sur la prononciation du nom de Jeffrey Epstein. Le Crif, Gabriel Attal, Olivier Faure, Marine Tondelier et François Hollande l'accusent de propos à caractère antisémite ; il rejette ces accusations et dénonce une manipulation médiatique.
Désigné le jour même par les élus insoumis, il annonce le 3 mai au journal de 20 heures de TF1 sa candidature à la présidentielle de 2027, sa quatrième consécutive ; il doit réunir 150 000 parrainages citoyens.
Le 23 septembre 2026, La France insoumise a annoncé la publication le 6 novembre 2026 de l'édition 2027 de son livre-programme « L'Avenir en commun », présenté comme le programme de la « Nouvelle France », avec une présentation en convention le 7 novembre au Bourget.
Les mesures sont reprises telles qu'elles figurent dans les documents publiés par le candidat ou son parti, classées par sujet, sans évaluation de notre part. Un chiffrage n'est indiqué que s'il figure dans le document. Mêmes règles pour tous les candidats.
A changé de positionPort du voile
Avant · 2017
En 2017, il avait qualifié le voile de « chiffon sur la tête » (après l'avoir décrit en 2010 comme un « signe de soumission patriarcale »).
→
Après · 2 sept. 2026
Le 2 septembre 2026, il a qualifié son ancienne opposition au voile d'« erreur terrible » : « J'ai été convaincu, et j'ai changé d'avis. »
Affirmation contredite par une vérificationMandat de Volodymyr Zelensky
Affirmation · 22 août 2025
« Vous plaisantez ? Il n'est président de rien. Depuis mai dernier, son mandat est arrivé à terme »
Vérification · Les Surligneurs · 26 août 2025
Verdict « Erroné » : le mandat a bien expiré en mai 2024, mais la Constitution ukrainienne permet au président de rester en fonction tant que la loi martiale empêche la tenue d'élections.
Affirmation contredite par une vérificationDonnées sur le vaccin anti-Covid
Affirmation · déc. 2020
« Depuis quand on met un vaccin sur la base seulement des communiqués de l'AFP et des agences de presse? »
Vérification · Le JDD · 14 déc. 2020
Le JDD a jugé l'affirmation fausse : les résultats des essais avaient été publiés par l'agence américaine FDA et dans le New England Journal of Medicine.
Deux cas seulement, avec les mêmes critères pour tous : deux déclarations ou votes contraires, datés et sourcés, sur la même question ; ou une affirmation précise jugée fausse, inexacte ou trompeuse par un média de vérification identifié. Ces éléments ne portent aucun jugement : ils situent une déclaration dans le temps ou face à une vérification publiée.
9 déc. 2019
condamnation définitivePerquisition au siège de LFI
Le 9 décembre 2019, le tribunal correctionnel de Bobigny l'a condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 8 000 euros d'amende pour rébellion et provocation, pour son comportement lors de la perquisition du 16 octobre 2018 au siège de LFI. Il a annoncé ne pas faire appel.
Ne figurent ici que les décisions de justice et les procédures officiellement ouvertes, rapportées par des médias nationaux. Les plaintes sans suite connue et les accusations non judiciarisées sont exclues, pour tous les candidats.
Année
1er tour
2nd tour
2012
11,10 %
—
2017
19,58 %
—
2022
21,95 %
—
Résultats officiels proclamés par le Conseil constitutionnel.
Positions les plus proches
Candidats qui ont le plus souvent la même étiquette (pour, contre, nuancé) sur les sujets documentés pour les deux. Calcul automatique, qui ne dit rien de leur ligne politique d'ensemble.