Le 18 décembre 2025, le Conseil d'orientation des retraites (COR) a consacré une séance plénière au thème « Répartition, réserves et capitalisation : quels enjeux pour les retraites ? », relevant que les réserves des régimes par répartition atteignaient 213,8 milliards d'euros fin 2024, soit 7,3 % du PIB. Le système français de retraite de base et complémentaire fonctionne par répartition : les cotisations des actifs financent les pensions versées la même année. En septembre et octobre 2026, plusieurs candidats à l'élection présidentielle ont présenté des propositions d'introduction d'une part de capitalisation, obligatoire, collective ou volontaire, dans le système de retraite. Repère : Retraite par capitalisation · 2025-2026.
8 candidats sur 43 avec une position documentée · étiquette : une part de capitalisation
Le 24 septembre 2026, dans son livre-programme « Le Projet France – Refonder ou Périr », Olivier Becht a proposé un système de retraite par points et écrit : « Chacun pourra compléter sa pension par une épargne de capitalisation » (p. 84).
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Source : Les Éditions Alsagraphic – Le Projet France – Refonder ou Périr (livre d’Olivier Becht, ISBN 979-10-978020-5-9)
Le 29 septembre 2026, dans une vidéo de campagne rapportée par Public Sénat, Édouard Philippe a proposé de « compléter » le système par répartition par « un volet de capitalisation », passant d'abord par un fonds collectif obligatoire présenté comme « neutre sur le coût du travail ». Il a aussi proposé de généraliser le plan d'épargne retraite, avec un abondement de l'État de 500 euros à la signature du premier contrat de travail.
Le 22 septembre 2026, sur LCI, Bruno Retailleau a proposé une part de capitalisation pour les jeunes entrant sur le marché du travail, qui « représente à peu près un quart, soit 25 à 30% des retraites des jeunes qui rentrent sur le marché du travail ». Il a précisé : « ce pilier là de la capitalisation, ce n'est pas pour aujourd'hui, ce n'est pas pour les retraités d'aujourd'hui ».
Le 19 mai 2026, dans l'émission « La France en face » sur Europe 1, Éric Zemmour a déclaré : « Il faut aussi injecter, dans notre système de répartition une partie de capitalisation. »
Le 10 novembre 2025, avant le débat parlementaire sur la suspension de la réforme des retraites, Gabriel Attal a annoncé un amendement au projet de loi de finances pour créer « un fonds de capitalisation retraite », et proposé que chaque enfant reçoive à la naissance « 1 000 euros versés par l'État, placés sur un compte de capitalisation ».
Le 26 février 2025, dans un entretien au Figaro rapporté par Europe 1, David Lisnard a annoncé que « Les Républicains devront reprendre une proposition que je porte depuis des années pour une retraite par capitalisation ».
Le 27 août 2026, à l'occasion de la sortie de son livre « Unir », François Hollande a proposé, selon LCP, d'ajouter une part de capitalisation contrôlée par les partenaires sociaux. Dans ce livre, il s'est dit prêt à introduire une part de capitalisation « à condition de ne pas toucher aux recettes du système par répartition ».
Le 14 juin 2026, selon Europe 1 et l'AFP, Marine Le Pen s'est dite favorable à une part de capitalisation « volontaire » permettant, « pour ceux qui le peuvent », de « se constituer une retraite complémentaire par capitalisation », l'« objectif prioritaire » restant selon elle « de protéger les retraites de ceux qui n'ont pas les moyens de mettre en œuvre cette capitalisation volontaire ».
Complément de retraite par capitalisation Le programme prévoit que « Chacun pourra compléter sa pension par une épargne de capitalisation », que la famille pourra abonder en franchise d’impôt. (p. 84)
Source : Les Éditions Alsagraphic – Le Projet France – Refonder ou Périr (livre d’Olivier Becht, ISBN 979-10-978020-5-9)