En France, l'usage de cannabis reste un délit, sanctionné depuis 2020 par une amende forfaitaire délictuelle. En 2021, une mission d'information de l'Assemblée a recommandé une « légalisation encadrée et régulée » ; des propositions de loi en ce sens ont été déposées en 2019 et 2021 à l'Assemblée et en novembre 2025 au Sénat, sans être adoptées. Repère : Légalisation du cannabis · 2019-2025.
10 candidats sur 36 avec une position documentée · étiquette : la légalisation du cannabis
Le 4 juin 2023, Marine Tondelier, secrétaire nationale d'EELV, a signé une tribune publiée par le JDD et lancée par le maire de Bègles, qui demande l'expérimentation locale d'une légalisation encadrée de la production, de la vente et de la consommation de cannabis.
Le 8 décembre 2021, dans un entretien à Konbini, François Hollande s'est dit favorable à la légalisation du cannabis pour « mieux le contrôler », estimant que « la dépénalisation, sans la légalisation n'a pas beaucoup de sens », tout en se déclarant « pas favorable » à sa consommation.
Le 30 novembre 2021, Jean-Luc Mélenchon, alors député, a cosigné la proposition de loi LFI n° 4746 « relative à la légalisation de la production, de la vente et de la consommation du cannabis sous le contrôle de l'État ». Son programme présidentiel de 2022 proposait de « légaliser et encadrer par un monopole d'État » la production de cannabis récréatif.
Le 30 novembre 2021, François Ruffin, alors député du groupe La France insoumise, a cosigné la proposition de loi n° 4746 « relative à la légalisation de la production, de la vente et de la consommation du cannabis sous le contrôle de l'État ».
Le 19 juin 2019, Raphaël Glucksmann figurait parmi les signataires d'une tribune de 70 personnalités publiée dans L'Obs appelant à légaliser le cannabis afin de « contrôler la production et la distribution ».
Le 6 mai 2021, avant sa candidature, Éric Zemmour a estimé sur CNews que la répression « ne marche pas » et s'est demandé « si on ne devrait pas organiser la légalisation ordonnée du cannabis ». Aucune déclaration plus récente sur la légalisation n'a été vérifiée.
Le 15 janvier 2020, Gabriel Attal, alors secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale, s'est dit « favorable par principe » à un débat sur la légalisation du cannabis, sans se prononcer sur la légalisation elle-même, en insistant sur la prévention.
Le 18 février 2025, Bruno Retailleau, en tant que ministre de l'Intérieur, s'est dit « totalement contre » la légalisation proposée par un rapport parlementaire, estimant que la légalisation des drogues dites douces « ne marche pas » ; le lendemain, il a déclaré à l'Assemblée : « nous sommes opposés à la légalisation du cannabis ».
En octobre 2012, le député Xavier Bertrand a interpellé le gouvernement sur la « dépénalisation du cannabis », qu'il a qualifié de « danger sans pareil pour nos enfants », en s'opposant à toute ouverture (question au gouvernement n° 171, JO du 17 octobre 2012).
Le 5 avril 2019, Édouard Philippe, en tant que Premier ministre, a jugé qu'il serait « absurde » de ne pas réfléchir au cannabis thérapeutique ; son gouvernement restait alors opposé à la légalisation du cannabis récréatif.