Le 7 mai 2025, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture, par 99 voix contre 9, la proposition de loi transpartisane de Guillaume Garot, qui soumet l'installation des médecins en zone bien dotée à une autorisation de l'agence régionale de santé. Le 11 juin 2026, le Sénat n'a adopté que son article 1er, réécrit sur le modèle plus souple de la proposition de loi Mouiller (215 voix contre 118), puis a suspendu l'examen. Repère : Loi Garot · 2025-2026.
13 candidats sur 36 avec une position documentée · étiquette : la régulation de l'installation des médecins
Pour la régulation de l'installation des médecins 5
Le 2 avril 2025, Delphine Batho a voté pour le rétablissement de l'article 1er de la proposition de loi Garot, qui régule l'installation des médecins (scrutin n° 1214, adopté par 155 voix contre 85). Elle faisait partie des cosignataires du texte.
Le 2 avril 2025, François Hollande a voté pour le rétablissement de l'article 1er de la proposition de loi Garot, qui régule l'installation des médecins (scrutin n° 1214, adopté par 155 voix contre 85). Il faisait partie des cosignataires du texte.
Le 13 février 2025, François Ruffin a cosigné la proposition de loi transpartisane n° 966 de Guillaume Garot, dont l'article 1er soumet l'installation des médecins à une autorisation de l'ARS, accordée dans les zones bien dotées seulement en cas de départ d'un confrère. Le 14 juin 2023, il avait déjà voté pour les amendements Garot de régulation de l'installation (scrutin n° 1812, rejetés).
Le 25 mars 2022, LCP indiquait que Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière, proposait, comme Fabien Roussel, d'encadrer l'installation des médecins en fonction des « besoins réels des populations ».
Le 25 mars 2022, LCP indiquait que Fabien Roussel, candidat du PCF, défendait un conventionnement sélectif des médecins. Son programme « La France des jours heureux » prévoyait que « dans les zones denses, un·e médecin ne devra s'installer que si un·e autre part à la retraite ».
Le 11 juin 2026, au Sénat, Bruno Retailleau a voté contre les amendements de la gauche qui visaient à rétablir la régulation de la proposition de loi Garot dans sa version de l'Assemblée (scrutin n° 305, rejetés par 236 voix contre 106). Il a ensuite voté pour l'article 1er réécrit par la commission, qui conditionne l'installation d'un généraliste en zone bien dotée à un exercice partiel en zone sous-dotée (scrutin n° 307, adopté par 215 voix contre 118).
En mai 2025, David Lisnard, président de l'AMF, s'est déclaré opposé à la régulation de l'installation des médecins, estimant que les contraintes poussent les médecins à partir et préconisant d'« ouvrir les vannes de la formation des médecins ».
Le 22 septembre 2021, interrogé par France Bleu Gironde sur l'idée d'obliger les jeunes médecins à exercer un an dans les déserts médicaux, Xavier Bertrand s'y est opposé : « C'est pas des pions les médecins ».
Le 13 octobre 2017, en présentant en tant que Premier ministre son plan contre les déserts médicaux, Édouard Philippe a écarté une répartition contrainte des médecins au profit d'incitations financières : « Il faut séduire les médecins pour qu'ils viennent ».
Le 23 avril 2017, Le Quotidien du médecin rapportait que Marine Le Pen entendait lutter contre les déserts médicaux « sans revenir sur la liberté d'installation ». En mars 2022, son programme misait sur des incitations financières, avec une rémunération modulée selon le lieu d'exercice.
En avril 2024, interrogé en tant que Premier ministre sur la régulation de l'installation des médecins, Gabriel Attal a estimé que « le problème est donc le nombre de médecins » et a mis en avant la hausse du nombre de médecins formés et la délégation de tâches, sans retenir de mesure de régulation.
Le 25 mars 2022, LCP indiquait que Nicolas Dupont-Aignan proposait des bourses aux étudiants en médecine s'engageant à exercer dans les déserts médicaux pendant leurs cinq premières années, ainsi que des centres de santé.
Le 25 mars 2022, LCP indiquait qu'Éric Zemmour proposait de recruter 1 000 médecins salariés par l'État sur cinq ans pour les déserts médicaux et de rouvrir des structures de santé de proximité.